Page d'accueil / Elections Follow OpalcSciencesPo on Twitter
elec

Les dernières échéances électorales ont démontré l’enracinement de la démocratie en Amérique latine (inclusion de projets longtemps écartés du jeu démocratique, alternances, mais aussi réélections). Quelles logiques géographiques et sociologiques du vote observe-t-on ? Comment les systèmes électoraux et l’offre politique pèsent sur les résultats ? Quelles marges de manoeuvre ont les gouvernements élus ? Telles sont les problématiques abordées dans cette rubrique, où est analysé l’ensemble des processus et résultats électoraux depuis 2006.

 

Derniers articles publiés dans la rubrique élections :



Hugo Chávez et le populisme réélectionniste en Amérique latine
Campagnes électorales
Écrit par Julio Burdman   
Jeudi, 19 Février 2009 01:00

Le présidentialisme est à nouveau en question en Amérique latine. Dans les années 80, on disait que les présidents étaient faibles, des proies faciles de coups d'Etat, et qu'il fallait donc adopter le régime parlementaire pour renforcer la gouvernabilité. De nos jours, par contre, on accuse les présidents de puissance excessive, d'être des impérialistes du pouvoir. Le 15 février, le président Hugo Chavez a franchi au Venezuela la frontière la plus polémique de l'impérialisme présidentiel, celle de la réélection indéfinie.

 

La réélection est une vague –"une fièvre", dit Daniel Zovatto- qui affecte la région depuis les années 90. Plus concrètement, elle s'initia au Pérou en 1993, lorsque Fujimori parvint à réformer la Constitution pour obtenir peu après sa première réélection. Puis, à quelques mois d'intervalle, l'Argentine et le Brésil se lancèrent dans la même croisade. D'autres pays tentèrent de les imiter, mais la vieille tradition antiréélectionniste des républiques latino-américaines -jusqu'alors, la réélection consécutive était prohibée dans toutes les démocraties de la région- s'imposa à eux. Le principal argument des trois présidents pionniers de la réélection qui réussirent à revalider leur mandat, le Péruvien Fujimori, l'Argentin Menem et le Brésilien Cardoso, fut qu'il devaient demeurer à la tête de leur pays pour compléter une série de réformes économiques qu'ils avaient entamées.


Au cours de cette première décennie du XXIe siècle, cinq autres pays latino-américains ont incorporé la réélection consécutive dans leur Constitution: République Dominicaine, Venezuela, Colombie, Equateur et Bolivie. Dans chacun de ces cas, malgré les différentes orientations des gouvernements, l'argument essentiel fut le même: les leaders en place étaient indispensables à la poursuite des réalisations jugées primordiales qu'ils avaient initiées. Au Venezuela, en Bolivie et en Equateur, seuls les présidents actuels pourraient maintenir le programme "révolutionnaire" en cours et éviter que "les oligarchies" ne récupèrent le pouvoir. En Colombie, seul le président Uribe pourrait continuer à mener la guerre contre les groupes insurgés.


Qu'il s'agisse de populismes conservateurs (Menem, Fujimori, Uribe) ou de populismes de gauche (Chavez, Morales, Correa), les réformes constitutionnelles ont eu chaque fois pour effet immédiat de prolonger le bail des présidents en place et cela a produit une fracture dans les relations entre forces politiques et sociales. Depuis ces réformes, les élections sont en effet devenues une bataille entre l'officialisme, qui invoque la nécessité historique de se maintenir au pouvoir pour approfondir son programme, et l'opposition, qui soutient la nécessité absolue d'éviter que le président ne s'éternise.


Qui détient le pouvoir et pourquoi est la question qui se transforme en noyau central de la politique, tant au Venezuela que dans les autres pays réélectionnistes. Quelques observateurs affirment que la véritable question de fond des réélections concerne les politiques économiques et non pas les politiciens qui en sont les protagonistes. Peut-être parfois en serait-il ainsi. Ce n'est toutefois pas un hasard si le qui, mais non le quoi ni le comment, est le point commun à tous les cas considérés.


Pourquoi les processus de changement en Amérique latine finissent-ils par confluer en la personne d'un leader et ce leader finit-il par devenir "indispensable"? Un point est indéniable: pour introduire des changements, les leaders populistes sont en Amérique latine plus "efficaces" que les législateurs, si par efficacité on entend rapidité. La réforme du travail de Peron, la dérégulation de Menem, les nationalisations de Morales et de Chavez ou les privatisations de Fujimori n'auraient pas été possibles sans l'impulsion de leaders qui, en un temps record, ont mis à profit leurs moments d'ample appui populaire pour pousser le système vers leurs objectifs. Ce furent les leaders, mais non les délibérations des législateurs, qui firent l'histoire. Très peu de changements, voire aucun, ne se sont produits en Amérique latine hors de personnalismes décideurs. C'est pourquoi le populisme, le présidentialisme et le réélectionnisme vont de pair dans la région.

 

 
Venezuela : Victoire du OUI au référendum.
Campagnes électorales
Écrit par Olivier Dabène   
Lundi, 16 Février 2009 01:00
hugo-chavezLe 15 février, 54,4% des Vénézuéliens ont approuvé l'amendement à la constitution permettant la réélection indéfinie de tous les élus. Hugo Chavez pourra donc se représenter en 2012. L'abstention a été de 33%.
 
Venezuela - Referendum sur la réélection le 15 février
Campagnes électorales
Écrit par Johanna Lévy   
Lundi, 09 Février 2009 01:00
VenezRefHugo Chavez pourra-t-il briguer un troisième mandat en 2012? Cette question centrale de la vie politique vénézuélienne depuis sa réélection en 2006 doit enfin être tranchée le 15 février. Moins de trois mois après les élections régionales et municipales, la population vénézuélienne est en effet de nouveau appelée aux urnes afin d’approuver ou rejeter la proposition d’amendement constitutionnel présentée par l’assemblée nationale le 14 janvier dernier.
Lire la suite...
 
El Salvador - Des élections municipales et législatives aux présidentielles
Campagnes électorales
Écrit par Olivier Dabène   
Jeudi, 22 Janvier 2009 01:00
ElSalvLe 18 janvier, le FMLN a perdu la mairie de San Salavdor, mais a gagné les élections législatives. Les élections présidentielles ont lieu le 15 mars.
 
El Salvador - Campagne électorale 2009
Campagnes électorales
Écrit par Thierry Maire   
Samedi, 06 Décembre 2008 01:00
FMLNARENAQuoique la campagne ait à peine officiellement commencé – elle ne l’est  selon les termes mêmes du Code Electoral salvadorien, que depuis le 14 novembre pour la présidentielle et le 17 pour les législatives, suivie en décembre par celle relative aux municipales- les débats vont bon train et tous les partis sans exception ont débuté depuis de nombreux mois leurs tentatives de convaincre les électeurs de la validité de leurs propositions. Le panorama politique s'est récemment éclairci mais demeure complexe.
Lire la suite...
 
Brésil - Résultats des lections municipales d'octobre 2008.
Campagnes électorales
Peu de surprises au soir du deuxième tour des élections municipales brésiliennes. Le PT sort bredouille de ce second tour dans les capitales étatiques. Il n'est parvenu ni à regagner les villes de São Paulo et Porto Alegre (qu'il avait perdues en 2004), ni à remporter Salvador. L'effet Lula n'aura pas eu l'ampleur attendue.
Lire la suite...
 
«DébutPréc11121314151617181920SuivantFin»

Page 18 de 20
 

Rubrique élections :

> Marketing et communication politique

> Le vote et la participation

> Systèmes électoraux et législations

> Campagnes électorales

 

Observation électorale :

 

obselecBRA08

obselecBOL09

obselecCOL10

obselecBRA10

___________________________

Calendrier électoral :

 

Prochaines échéances:

VOIR LE CALENDRIER 2011


27 novembre 2010 : Paraguay
> Elections municipales

28 novembre 2010 : Haïti

>Election présidentielle

>Elections législatives

Avril 2011: Pérou

>Election présidentielle

>Elections législatives

Août 2011 : Guatemala

>Election présidentielle

>Elections législatives

Août 2011 : Guyana

Elections législatives

Octobre 2011: Argentine

>Election présidentielle

>Elections législatives

Novembre 2011 : Nicaragua

>Election présidentielle

>Elections législatives

 

Lien vers l'ntégralité du calendrier 2010-2012