Page d'accueil / Actualités Follow OpalcSciencesPo on Twitter
Actualité


Etat d'exception en Equateur: le président Correa pris en otage par la police
Sécurité intérieure
Écrit par Marie-Esther Lacuisse   
Vendredi, 01 Octobre 2010 09:24

Correa_lacrimo_1010Jeudi 30 septembre, le président  de la République d'Equateur, Rafael Correa, a été pris en otage par la police dans l'Hopital Metropolitano de Quito. Entré à l'Hopital central de la police, suite à une attaque d'un groupuscule de la police, place du Carondelet au coeur de de la ville, le président Correa s'est ensuite retrouvé séquestré par la police.  A minuit hier soir, heure locale de Quito, le commandant général de l'Armée a organisé une contre attaque pour évacuer le président de l'Hopital.

 

Lire la suite...
 
Entrevista con Carolina Toha
Démocratie et représentation
Écrit par Pierre Lebret   
Mercredi, 22 Septembre 2010 16:25
c.tohaEntrevista con Carolina Toha, ex Ministra de la Republica de Chile en el gobierno de Michelle Bachelet, ex diputada y actual presidenta del Partido Por la Democracia (PPD). Entrevista realizada por Pierre Lebret, el 2 de septiembre del 2010, en Santiago de Chile. Para consultar la entrevista, pinche aqui.
 
Réconciliation Colombie/Venezuela
Intégration et relations internationales
Écrit par Olivier Dabène   
Mercredi, 11 Août 2010 14:12

Trois jours après son entrée en fonction, le nouveau président colombien Juan Manuel Santos s'est réuni à Santa Marta avec son homologue venezuelien Hugo Chavez et la reprise des relations diplomatiques a été annoncée.

Lire la suite...
 
Honduras: vers la normalisation
Intégration et relations internationales
Écrit par Olivier Dabène   
Lundi, 02 Août 2010 21:33

Afficher l'image en taille réelleL'OEA a rendu public le 29 juillet le rapport de sa Commission de haut niveau sur la situation au Honduras. Le texte recommande un abandon des poursuites contre le Président Zelaya, déposé le 28 juin 2009 par un coup d'Etat, et suggère qu'il intégère, comme peuvent le faire de droit tous les anciens présidents de la région, le Parlement centraméricain, ce qui lui confèrerait de fait une immunité. La Commission estime que les violations des droits de l'homme, intervenues pendant et après le coup d'Etat, doivent être investigées et punies. Se félicitant de la bonne disposition du président Lobo à collaborer en vue du règlement définitif de la crise, le rapport constitue une étape de plus vers la réintégration probable du Honduras dans le système inter-américain, au moment où le Chili et le Mexique ont décidé de reconnaître le président Lobo.

 
Nouvelle crise Colombie/Venezuela
Intégration et relations internationales
Écrit par Olivier Dabène   
Vendredi, 23 Juillet 2010 09:10

g_conflictocolombiaonce220710efefg_jpg_512_512La Colombie a présenté le 22 juillet à l'OEA une plainte concernant la présence en territoire vénézuélien de quelques 1500 "narco-terroristes" affectant sa sécurité nationale. Hugo Chavez a réagi en rompant les relations diplomatiques avec le pays voisin.

Lire la suite...
 
L’état de l’opposition aux Kirchner, un an avant les primaires d’août 2011
Partis et elites politiques
Écrit par Ingrid Bernard   
Vendredi, 02 Juillet 2010 18:23

Résultats des élections législatives de 2009 dans la Province de Buenos Aires

Parti de front ou coalition

Unión Pro

Frente Justicialista Para La Victoria

Acuerdo Cívico Y Social

Nombre de partis alliés

8

11

8

Candidats susceptibles de se disputer la candidature aux élections présidentielles de 2010

De Narváez Steuer, Francisco
Solá, Felipe Carlos

Kirchner, Néstor Carlos

Alfonsín, Ricardo Luís

% de votes

34,58

32,11

21,48


Autres membres du parti de front ou de la coalition susceptibles (en 2009) de se disputer la candidature aux élections présidentielles de 2010

Péronisme dissident (PJ) :

Duhalde, Eduardo
Das Neves, Mario
Puerta, Ramón
Reutemann, Carlos

Romero, Juan Carlos
Sáa, Adolfo Rodriguéz


Mauricio, Macri (Pro)

Julio Cobos (UCR)

Source : Argentina Elections — Elecciones Argentina, The University of British Columbia

Les élections législatives de 2009 de la province de Buenos Aires destituèrent la coalition (Frente Justicialista Para La Victoria) dirigée par Nestor Kirchner de la majorité en faveur de la coalition (Union Pro) du dissident péroniste Francisco De Narváez. En chiffres, Nestor Kirchner ne recueillit qu’environ un tiers des voix alors que l’opposition accumula environ 70% des voix. Ces résultats font-ils déjà présager que Nestor Kirchner n’a guère de chance de sortir victorieux des élections présidentielles prévues en octobre 2011 ? Á l’aune de cette hypothèse, peut-on envisager que Cristina Kirchner soit plus à même de se représenter au poste de Présidente ? A contrario, 30% de vote dans la province de Buenos Aires n’est-ce pas conséquent alors que l’opposition reste divisée (lors des élections législatives, il y avait 17 coalitions d’opposition), tant par le nombre de partis (rappelons qu’ils sont plus de 800 en Argentine), que par les divisions internes aux grands partis? L’objet de cet article consiste donc à esquisser l’état de l’opposition, treize mois avant les primaires des élections présidentielles (récemment introduites par l’article 14 de la controversée nouvelle loi électorale votée en décembre 2009) prévues pour août 2011.

Par le biais d’un calcul simplificateur, il est possible d’envisager que si l’opposition se divise le total des voix obtenues (70%) aux dernières élections en deux, la défaite aux élections présidentielles du « pingüino » ou bien de la « pingüina » est inévitable. En effet, au minimum, un clan de l’opposition bénéficiera de 35% des voix. En revanche, si l’opposition se présente sous trois fronts différents, si tenté que la division soit parfaite, chaque front ne bénéficiera que de 23% des voix. Le pari des Kirchner repose donc l’expression de l’heterogénéité de l’opposition. Or, la rencontre du 8 juin 2010 des dissidents péronistes du parti justicialiste formalisa un accord selon lequel seul un candidat du péronisme anti-kirchnériste se présentera contre les Kirchners. Les députés Francisco De Narváez, Ramón Puerta et Felipe Carlos Solá, ainsi que l’ex-président Eduardo Duhalde, et les sénateurs, Adolfo Rodriguéz Sáa, Carlos Reutemann, et Juan Carlos Romero étaient présents à la réunion. Ils n’ont pas encore définis qui d’entres eux se présenteraient aux primaires d’août 2011.

L’interrogation du moment repose sur la position de Mauricio Macri, député national de Unión Pro et chef du gouvernement de la ville de Buenos Aires, il semblerait s’être rallié au camp des anti-K, du moins le temps des élections législatives du 28 juin 2009 et bénéficia du soutien de la majorité de l’opposition anti-kirchnériste lors de son procès à propos des écoutes illégales. Pourtant, l’altercation entre De Narváez et Macri le 14 juin 2010, où le premier accusa le second d’être « bipolaire » et « derechoso » fit prendre à Macri ses distances : il déclara "El tiempo dirá, hoy no estoy apurado por casarme con nadie ni tampoco me voy a pelear con nadie". L’alliance entre « macristas » et péronistes fédéraux fait déjà l’objet de spéculation.

En effet, si Macri fait chemin seul, l’opposition fera trois fronts au minimum : Macri, péronisme fédéraux et radicaux (et leurs alliés). Au sein du front de l’Unión Cívil Radical, deux figures ressortent. D’une part, Ricardo Alfonsín, ayant battu Julio Cobos lors des primaires des législatives, et désormais député de la province de Buenos Aires, fait de lui le candidat radical le mieux perçu par la coalition Acuerdo Cívico Y Social. D’autre part, Julio Cobos, qui ne cache pas ses velléités présidentielles, ne peut guère entamer une véritable campagne en raison de son poste actuel de vice-président. De plus, il est perçu par son parti, et par l’opposition en général, comme un véritable frein au pouvoir kirchnériste de par sa fonction plus que par son aura. Les primaires d’août 2011 confronteront peut-être les deux hommes et testera la crédibilité aux yeux du parti de la stratégie électorale de Ricardo Alfonsín qui consisterait à se rapprocher de la Coalición Cívica qui compte six députés à l’Assemblée de Buenos Aires et du Parti Socialiste qui, déjà en coalition avec l’UCR et d’autres partis, avait obtenu presque 40% des voix dans la province de Santa Fe lors des élections législatives.

Avec les hypothèses tournant autour du partage des 70% des voix, les expectatives peuvent aller bon train jusqu’aux primaires de 2011. Peut-être que la théorie des jeux serait plus à même d’éclairer les lecteurs sur les possibilités électorales à venir. En effet, les candidats potentiels de l’opposition pourraient choisir de coopérer en se répartissant les postes à pourvoir à la suite des élections présidentielles. Par exemple, alors même que les quotidiens argentins parient sur sa présentation aux élections présidentielles à la suite de sa victoire dans la province de Buenos Aires face à Nestor Kirchner, Francisco De Narváez ciblerait plutôt le poste de gouverneur de la province de Buenos Aires plutôt que celui de la Présidence du pays. Pour l’instant, Reutemann prétend ne pas se présenter aux élections, mais aurait suggéré discrètement qu’il serait vice-président de Macri, si ce dernier venait à devenir président. Actuellement sénateur fédéral, l’hypothèse qu’il se représente pour un troisième mandat de gouverneur de la province de Santa Fe n’est pas à exclure.

Quant au clan des radicaux et de leurs alliés, Ricardo Alfonsín a écarté un potentiel concurrent, Eduardo Costa, actuellement député à Santa Cruz, en le soutenant pour être élu en temps que gouverneur dans la province des Kirchner, Santa Cruz. Julio Cobos se résoudra peut-être à renoncer à une campagne en se maintenant dans son poste de vice-président jusqu’en octobre 2011.

La coopération au sein des grandes coalitions dépendra également de la présentation des candidats décidés par les factions concurrentes. En effet, une fois que Nestor et Cristina Kirchner auront décidé qui se présentera aux élections, en fonction des résultats des enquêtes sur les intentions de votes, tant la stratégie des clans de l’opposition, tant la composition des alliés kirchnéristes sont susceptibles d’évoluer. Julio Cobos pourrait souhaiter s’affronter directement à Cristina et dès lors se présentera aux primaires de l’UCR.

L’anxiété dans le camp des Kirchner va en grandissant. L’hostilité que montre Nestor Kirchner face aux péronistes commence à dégrader ses chances de conclure des accords avec ces derniers. En effet, José Manuel de la Sota, ancien gouverneur de la province de Córdoba et vice-gouverneur actuel, ainsi que Juan Schiaretti, gouverneur actuel de la province, faillirent à conclure un accord avec Nestor Kirchner. Il est donc fort probable que ces derniers rejoignent les bancs du camp de Reutemann, renforçant alors le pouvoir territoriale du PJ. Mais s’ils venaient à s’allier à Reutemann, ce dernier, forcit par de nouvelles troupes, reviendrait sur la négation de ses prétentions présidentielles, comme son site personnel laisse soupçonner. L’hostilité de Nestor Kirchner aurait-il vraiment une vertu stratégique pour tenter une ultime fois, de diviser le camp du PJ ? Rien n’est moins sûr. En effet, c’est surtout le renforcement de la coalition de Ricardo Alfonsín, Acuerdo Cívico y Social, qui soucie le plus Nestor Kirchner. Le danger est plutôt à craindre, non pas de l’adversaire de « droite », mais d’une branche de la gauche pas si éloignée du kirchnérisme. Les chances que Acuerdo Cívico y Social reconduisent une alliance avec les radicaux et les socialistes sont fortes. Le défi de Nestor Kirchner, pour ne pas demeurer isoler, doit pouvoir se doter d’un programme, susceptible de « couper l’herbe sous le pied » à Ricardo Alfonsín. Il semblerait que Nestor Kirchner ait choisi la tendance du progressisme dans le domaine sociétal puisqu’il appuierait l’idée d’une députée de Frente para la Victoria portant sur la dépénalisation de l’avortement — dans le but de convaincree les secteurs les moins conservateurs de la société. Sur le plan économique, Nestor aurait déclaré augmenté le seuil minimum de salaire net des salariés et augmenté l’aide versé pour chaque enfant (« asignación universal por hijo »), mise en place par Cristina Kirchner. Cette promesse serait susceptible de séduire les basses classes moyennes.

Dans ce climat de peur de devoir subir le ballotage aux élections, les Kirchner resserrent leurs troupes les plus fidèles. Le remplacement du Ministre des Affaires étrangères, Jorge Taiana, par l’ambassadeur argentin à Washington, Héctor Timerman, suite à la découverte d’un réseau de diplomatie parallèle avec le Venezuela, est un signe que les Kirchners veulent s’assurer de la fidélité de leurs alliés, afin d’écarter toutes chances de revirement et de trahisons ultérieures. L’heure est aux doutes et les candidats potentiels aux élections présidentielles de 2011 sont encore loin d’avoir trouver un équilibre de Nash. La configuration des primaires annoncés en août 2010 dépendra, pour beaucoup, de l’aversion au risque de perdre de chaque camp.

Bibliographie

Sources primaires

Jourdan, Mariana. “Resultados parciales : Provincia de Buenos Aires″ in Argentina Elections — Elecciones Argentina. The University of British Columbia. 29/06/2009. http://argentinaelections.com/2009/06/resultados_parciales_provincia.php#comment-728 consulté le 01/07/2010.

Ley de democratización de la representación política, la transparencia y la equidad electoral. 02/12/2010.http://www.cippec.org/boletaunica/docs/legislacion/Ley_de_Democratizacion_Nacional_Aprobado.pdf consulté le 01/07/2010.

Articles

La Nación

Grondona, Mariano. Si la oposición no se une, Kirchner ganará. La Nación. 20/06/2010. http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1276836 consulté le 01/07/2010.

Laborda, Fernando. La nueva era de lealtad kirchnerista. La Nación. 20/06/2010. http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1276952 consulté le 01/07/2010.

Morales Solá, Joaquín. Una repentina alteración en el ritmo de la política. La Nación. 13/06/2010. http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1274592 consulté le 01/07/2010.

Rosemberg, Jaime. Fuerte apoyo a Macri de la oposición. La Nación. 16/05/2010. http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1265241 consulté le 01/07/2010.

Serra, Laura. De Narváez le pidió disculpas a Macri por los agravios. La Nación. 15/06/2010. http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1275113 consulté le 01/07/2010.

Autres

El PJ disidente llevará un candidato único contra Kirchner. Minuto.com. 09/06/2010. http://www.minutouno.com.ar/minutouno/nota/130545-El-PJdisidente-llevara-un-candidatounico-para-enfrentar-a-Kirchner/ consulté le 01/07/2010.

Kirchner evalúa avanzar con la despenalización del aborto para dividir a la centroizquierda. La Política Online. 09/12/2010. http://www.lapoliticaonline.com/noticias/val/62096/kirchner-evalua-avanzar-con-la-despenalizacion-del-aborto-.html consulté le 01/07/2010.

 
Iran: le surprenant faux-pas de la diplomatie brésilienne
Intégration et relations internationales
Écrit par Olivier Dabène   
Mardi, 15 Juin 2010 14:09

Après un mois de tensions, de nouvelles sanctions contre l'Iran ont été votées le 9 juin (résolution 1929) au Conseil de sécurité de l'ONU. Le résultat : 12 voix pour, 2 contre (la Turquie et le Brésil) et une abstention (le Liban), traduit l'isolement du Brésil.

Quel bénéfice pouvait bien attendre le président Lula de l'accord signé le 17 mai avec l'Iran et la Turquie ? Comment expliquer ce surprenant faux-pas, alors que la diplomatie brésilienne volait jusque là de succès en succès ?

Lire la suite...
 
When the Politics of Donsmanship Backfires
Sécurité intérieure
Écrit par Michael Shortt and Charles-André Goulet   
Lundi, 07 Juin 2010 19:22

Caricature_Tivoli_Gardens« The President » in Jamaica is on the run. The nickname given to Christopher «Dudus» Coke, an alleged gang leader, can be confusing to those who are unfamiliar with the politics of country whose head of state is in fact Queen Elizabeth II. Coke earned his nickname of «The President» not because of any formal political activity, but rather due to his massive behind-the-scenes influence, which often rivals that of state institutions.

Lire la suite...
 
Quand la pluie enterre les pauvres. Faut-il déplacer les favelas de Rio de Janeiro ?
Société
Écrit par Benoît de L'Estoile   
Lundi, 31 Mai 2010 09:09
Benoît de L'Estoile, "Quand la pluie enterre les pauvres. Faut-il déplacer les favelas de Rio de Janeiro ?", La Vie des Idées, 7 mai 2010.

 

RioChuvasLes fortes pluies des 5 et 6 avril derniers ont fait plus de 250 morts dans l'Etat de Rio de Janeiro, réactivant le débat sur la place des favelas dans l'espace de la ville. Les autorités proposent le déplacement de plusieurs d'entre elles et le transfert de leurs populations vers la périphérie. Présentées comme une évidente solution technique aux « catastrophes naturelles », ces mesures soulèvent de complexes enjeux politiques et sociaux.

 

 

Pour télécharger cet article (format PDF), cliquez sur ce lien.

 
Impunidade ou acordo político? O debate brasileiro sobre a anistia
Politiques sociales
Dimanche, 30 Mai 2010 11:27

O regime militar brasileiro, existente entre 1964 e 1985, foi instaurado no contexto da Guerra Fria, por meio de um golpe de Estado apoiado pela elite local e pelos Estados Unidos. Este regime ditatorial tinha como ideal prevenir o "avanço do comunismo e de movimentos subversivos", com base na "doutrina da segurança nacional". Para atingir este objetivo, o Estado brasileiro atentou aos direitos fundamentais dos opositores do regime, por meio de práticas como seqüestro, tortura, assassinato e desaparecimento forçado.

A Lei de Anistia brasileira, promulgada em 1979, foi um dos marcos do início da transição para o regime democrático no país. A lei concedeu anistia aos militares e aos opositores ao regime, de forma a não se investigar nem as violações aos direitos humanos cometidas por aqueles ao longo de seu regime totalitário, nem os crimes políticos e eleitorais cometidos por estes. O texto legal atingiu os objetivos de libertar diversos presos políticos, de impedir que fossem iniciadas eventuais punições de crimes políticos e eleitorais cometidos ao longo do regime, de devolver direitos políticos aos que os tiveram suspensos e, por fim, de permitir o retorno ao país dos exilados. Contudo, houve prejuízos ao processo de justiça de transição brasileiro, pois as inúmeras violações aos direitos humanos cometidas contra os dissidentes políticos não foram amplamente investigadas e punidas.

As discussões sobre a Lei de Anistia brasileira voltaram à tona recentemente. Em 29 de abril de 2010, houve o julgamento, por parte do Supremo Tribunal Federal brasileiro - a Corte Constitucional do país - da Argüição de Descumprimento de Preceito Fundamental (ADPF) n° 153. Esta ação, ajuizada pela Ordem dos Advogados do Brasil (OAB) em outubro de 2008, visava a que a anistia concedida em 1979 não se estendesse aos crimes praticados pelos agentes estatais de repressão contra os opositores políticos. Segundo o referido órgão, a lei se refere a "crimes políticos", ou seja, crimes praticados para atacar a ordem político-jurídico-social vigente, enquanto que o Estado teria cometido crimes comuns, tais como seqüestro, tortura, assassinato e violência sexual.

A ADPF foi julgada improcedente por 7 dos 9 Ministros do Supremo Tribunal Federal que a julgaram. Segundo os Ministros Eros Grau, Cármen Lúcia, Cezar Peluso, Gilmar Mendes, Ellen Gracie, Marco Aurélio e Celso de Mello, não deveria haver revisão da anistia concedida aos crimes comuns dos agentes do Estado contra os dissidentes políticos. Os votos divergentes vieram dos Ministros Enrique Ricardo Lewandowski e Ayres Britto que, em consonância com a proposta feita pela OAB, entenderam que a anistia prevista em lei não se aplicaria a estes crimes.

Os Ministros que julgaram que a anistia em questão não deveria ser revista argumentaram que a anistia foi um acordo político legítimo para a transição, feito entre a sociedade e o Estado após muita luta e manifestações reprimidas. Este foi o primeiro momento de participação política da população depois de décadas de silêncio e de falta de espaço para tanto. À época, foi necessário sacrificar a punição dos militares para se ter o retorno dos exilados, o fim da violação aos direitos humanos dos dissidentes políticos e permitir a transição à democracia. A anistia foi "recíproca", aplicando-se tanto aos dissidentes políticos quanto aos que cometeram crimes para "defender o país da ameaça comunista". Por isso, não se pode dizer que houve uma "auto-anistia" do Estado, mas sim uma anistia pactuada com a sociedade.

Além disso, segundo os mesmos Ministros, o artigo 1°, § 1° da Lei de Anistia[1] considera como "crimes conexos" aos políticos os cometidos "por motivação política", de forma a anistiar os agentes do Estado atuantes na repressão política. Cabe ao Poder Legislativo, e não ao Judiciário, alterar este dispositivo legal para eventualmente extinguir a anistia concedida. Entretanto, isso não significa que não se reconheça a atrocidade dos crimes cometidos pelo Estado brasileiro durante a ditadura. O direito à verdade e à memória da sociedade brasileira, bem como a responsabilização civil e administrativa dos agentes do Estado de repressão e a reparação das vítimas, devem ser assegurados.

Segundo os Ministros favoráveis à revisão da anistia, os crimes políticos cometidos pelos opositores do regime e os crimes comuns cometidos pelos agentes do Estado responsáveis pela repressão não podem ser igualados. Outrossim, com o advento da Constituição democrática em 05 de outubro de 1988, a anistia não pode ser aplicada aos crimes previstos em seu artigo 5°, XLIII[2].

Com esta decisão judicial, o Brasil se afasta de seus vizinhos Chile, Argentina e Uruguai, cujas Cortes Constitucionais afastaram as leis de anistia existentes em seu território. No caso chileno, em janeiro de 2007, a Corte Suprema considerou não suscetíveis de anistia e imprescritíveis os crimes cometidos contra o desaparecido político José Matías Ñanco. Por outro lado, a Suprema Corte uruguaia declarou inconstitucional a "Lei de prescrição", por exemplo, em 19 de outubro de 2009, no caso de desaparição da professora Nibia Sabalsagaray.

Por fim, na Argentina, em junho de 2006, a Câmara de Cassação Penal declarou inconstitucional o indulto concedido pelo ex-Presidente Carlos Menem ao ex-general Santiago Riveros. Esta decisão foi confirmada um ano depois pela Corte Suprema do país, o que possibilitou a declaração de inconstitucionalidade de indultos semelhantes. Com a anulação das leis de anistia por parte do Poder Legislativo argentino em 2003, iniciou-se no país um processo de punição dos militares e civis participantes de atos violadores da dignidade humana dos dissidentes políticos durante a ditadura. Como exemplo recente, tem-se a condenação, em abril de 2010, do ex-tenente-coronel Pascual Guerrieri, do ex-major do Exército Jorge Fariñas, do ex-tenente Juan Amelong e dos civis Eduardo Constanzo e Walter Pagano, antigos agentes da inteligência argentina, à prisão perpétua. Os condenados cometeram crimes contra 28 vítimas, entre 1977 e 1978, em centros clandestinos de detenção.

Embora o Supremo Tribunal Federal tenha julgado a ADPF improcedente, isso não exclui necessariamente a punição penal dos agentes estatais da ditadura. A Corte Interamericana de Direitos Humanos (CIDH) anunciou, em maio de 2010, que haveria audiências públicas relativas ao caso "Gomes Lund e outros vs. Brasil" nos dias 20 e 21 do mesmo mês. Este caso se refere à suposta detenção arbitrária, tortura, morte e desaparecimento forçado de 70 pessoas (dentre elas, membros do Partido Comunista do Brasil e camponeses) causados pelo Exército brasileiro no bojo das operações contra a Guerrilha do Araguaia. Esta guerrilha, atuante em uma região do norte do Brasil, era composta por dissidentes políticos e foi visada por operações do Exército entre 1972 e 1975. Segundo a CIDH, há indícios de que o Estado brasileiro deixou os perpetradores destas operações militares impunes. Além disso, há razões para acreditar que o Brasil não tem respeitado plenamente o direito das vítimas e de seus familiares à verdade, à reparação e à justiça.

O caso se originou de uma petição interposta por ONGs perante a Corte em 1995. Segundo a CIDH, as sugestões por ela feitas com relação à reparação das vítimas não foram acatadas pelo Brasil, razão pela qual se fizeram necessários as audiências e o posterior julgamento do Brasil com relação às violações aos direitos humanos ocorridas no combate à Guerrilha do Araguaia. Nas mencionadas audiências do mês de maio, as vítimas, seus representantes e o Estado brasileiro deveriam apresentar suas alegações finais, testemunhos e provas. A sentença está prevista para ser anunciada em novembro e, caso o Brasil seja condenado, pode ser determinada, dentre outras medidas, a revogação da Lei de Anistia.

 

Bibliografia:

  • Votos proferidos pelos Ministros Eros Grau e Cármen Lúcia no bojo da Argüição de Descumprimento de Preceito Fundamental n° 153, ajuizada perante o Supremo Tribunal Federal.
  • http://www.stf.jus.br (site do Supremo Tribunal Federal, consultado em 19 de maio de 2010);
  • http://www.presidencia.gov.br/legislacao (página web com a Constituição do Brasil e o conjunto de leis federais do país, consultado em 19 de maio de 2010);
  • Argentina condena 5 repressores a prisão perpétua, in http://br.noticias.yahoo.com/ (consultado em 15 de abril de 2010).
  • Comunicado de prensa de la Corte Interamericana de Derechos Humanos de 13 de mayo de 2010, in http://www.corteidh.or.cr/.
  • Corte Interamericana de Direitos Humanos julga Brasil por crimes contra guerrilheiros do Araguaia, in http://noticias.uol.com.br/ (consultado em 20 de maio de 2010).
  • Supremo afasta revisão da Lei de Anistia, in http://www.conjur.com.br (consultado em 12 de maio de 2010).
  • Uruguay: Ley de Caducidad, inconstitucional. "BBC Mundo", edição de 20 de outubro de 2009.

 



[1] "Art. 1º É concedida anistia a todos quantos, no período compreendido entre 02 de setembro de 1961 e 15 de agosto de 1979, cometeram crimes políticos ou conexo com estes, crimes eleitorais, aos que tiveram seus direitos políticos suspensos e aos servidores da Administração Direta e Indireta, de fundações vinculadas ao poder público, aos Servidores dos Poderes Legislativo e Judiciário, aos Militares e aos dirigentes e representantes sindicais, punidos com fundamento em Atos Institucionais e Complementares.

§ 1º - Consideram-se conexos, para efeito deste artigo, os crimes de qualquer natureza relacionados com crimes políticos ou praticados por motivação política".

[2] "A lei considerará crimes inafiançáveis e insuscetíveis de graça ou anistia a prática da tortura, o tráfico ilícito de entorpecentes e drogas afins, o terrorismo e os definidos como crimes hediondos, por eles respondendo os mandantes, os executores e os que, podendo evitá-los, se omitirem".

 
«DébutPréc12345678910SuivantFin»

Page 3 de 18