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Actualité
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La vente des 36 Rafales conclue par le gouvernement fédéral du Brésil |
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Sécurité intérieure
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Écrit par Ingrid Bernard
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Mercredi, 17 Février 2010 18:57 |
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Le jeudi 4 février 2010, le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, a annoncé que le gouvernement fédéral brésilien avait décidé de conclure la vente d'avions de chasse avec la société française Dassault, optant alors définitivement pour le Rafale. Le Rafale était en concurrence avec le Gripen NG de la société suédoise Saab et avec le F-18 Super Hornet de l'américain Boeing.
Le quotidien Folha précise que la vente ne serait conclue que suite à une baisse conséquente du prix des trente-six Rafales. Alors que le lot s'élevait à US$ 8,2 milliards (R$ 15,1 milliards), Dassault aurait concédé la vente à la hauteur d'US $ 6,2 milliards (R $ 11,4 milliards). Le ministre de la Défense, Nelson Jobim, et le ministre des Affaires Étrangères, Celso Amorim, ont toutefois niés que la réduction accordée par Dassault a pesé comme l'élément décisif de la vente, comme l'aurait suggéré Folha.
La réaction du Congrès ne s'est pas fait attendre. Le choix du gouvernement a été vivement critiqué par les députés de l'opposition qui ont regretté que le Congrès n'avait pas été consulté. Il n'est pourtant pas prévu par les articles 48 et 49 de la Constitution, relatifs aux compétences du Congrès National, que les députés aient à contrôler les échanges commerciaux portant sur les équipements des Forces Armées. En tant que commandeur en chef des Forces Armées Brésiliennes, il revient au Président de la République, comme le dispose l'article 84 de la Constitution, c'est-à-dire au pouvoir exécutif de décider des parties avec lesquelles l'État brésilien contractera. Cette compétence exclusive du pouvoir exécutif (qui consiste en la vente ou l'achat d'armement) est confirmée par l'article 91 de la Constitution qui prévoit que le Conseil de la Défense Nationale accompagne, entre autres le Président de la République, le ministre de la Défense et des Affaires Étrangères, dans les décisions touchant du « desenvolvimento de iniciativas necessárias a garantir a independência nacional e a defesa do Estado democrático ». Autrement dit, ce Conseil émet un avis.
A la demande émise par le député Raul Jungmann, représentant du Parti Populaire Socialiste (PPS) de l'État du Pernambouc, quant à la possibilité d'accorder un droit de regard au Congrès sur les ventes et les achats d'armement par le gouvernement, le ministre de la Défense, Nelson Jobim, a déclaré qu'il la prendrait en considération.
La décision officielle sera rendue après les festivités du carnaval, c'est-à-dire dans les jours qui suivront le mercredi des cendres (le 17 février 2010). Un retournement de situation n'est guère probable puisque la décision du Rafale a été soutenue par le Président Lula depuis 2005, avant même le lancement, en septembre 2006, du programme FX-2 de renouvèlement des avions de chasses brésiliens. Toutefois, l'ambassadeur des États-Unis au Brésil, Thomas Shannon, continue à assurer le Président Lula, que si celui-ci devait revenir sur le choix du Rafale pour le F-18 Super Hornet, il pourrait bénéficier d'un transfert de technologie « sans précédent ».
Bibliographie
Constituição da República Federativa do Brasil de 1988
Folha
Zero Hora
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Nouveau gouvernement chilien : le monde des affaires au pouvoir ? |
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Démocratie et représentation
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Écrit par Antoine Maillet
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Lundi, 15 Février 2010 15:55 |
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« Chile : un país atendido por sus dueños » : c’est la plaisanterie à la mode depuis l’élection de Sebastián Piñera à la présidence du pays en janvier dernier. Elle fait référence à une inscription que l’on trouve parfois dans les restaurants, notamment en province. Etre servi par les propriétaires est normalement une marque de qualité : on est en droit d’attendre un service prévenant et efficace. A l’échelle du pays, le sens est évidemment plus ambigu !
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La loi d’amnistie et la justice transitionnelle au Brésil |
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Politiques sociales
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Dimanche, 07 Février 2010 17:41 |
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Promulguée en 1979, c'est-à-dire, sous la dictature (1964-1985), la loi d'amnistie brésilienne est l'un des symboles du début de la transition vers un régime démocratique. La dictature brésilienne fut instaurée dans le contexte de la Guerre Froide. Ce fut un coup d'état, soutenu par l'élite locale et par les États-Unis, qui donna naissance au régime militaire, légitimé au nom de la « doctrine de la sécurité nationale ». Celle-ci consiste en un combat contre « l'avancement du communisme et des mouvements subversifs, ennemis intérieurs menaçant la stabilité du pays », au moyen de tous les instruments possibles : légaux, fiscaux, politiques, psychologiques... Ces instruments inclurent souvent des pratiques criminelles, telles que des actes de torture, qui portèrent atteinte aux droits fondamentaux des dissidents politiques.
Alors que le régime militaire s'épuisait, furent crées, en 1978, les Comités Brésiliens d'Amnistie, composés par des dissidents politiques et par les parents des prisonniers du régime. Tout au long de cette même année, ils obtinrent le soutien croissant de divers secteurs sociaux et politiques, tels que l'Église, certains députés du Congrès national et même des prisonniers politiques. Ces Comités déclenchèrent une lutte à l'échelle nationale afin que soit approuvée une loi d'amnistie, destinée à libérer les prisonniers politiques et faire rentrer au Brésil les opposants exilés par le régime d'exception. Cette pression politique a abouti à la promulgation de la loi d'amnistie le 28 août 1979, réalisée par le président du Brésil à l'époque, João Batista Figueiredo. Texte de compromis, la loi octroie l'amnistie à la fois aux militaires et à leurs opposants. D'une part, elle interdit toute enquête qui serait dirigée à l'encontre des militaires qui auraient violé les droits de l'homme sous la dictature. D'autre part, elle interdit toute investigation à l'égard des opposants qui auraient commis des crimes politiques et électoraux.
La loi d'amnistie, soutenue alors par une grande partie de la société, eut quatre effets majeurs. En premier lieu, elle permit la libération d'une grande quantité de prisonniers politiques. En deuxième lieu, elle empêcha l'éventuelle punition des crimes politiques et électoraux commis au cours des vingt ans du régime. En troisième lieu, elle restitua les droits politiques supprimés par l'État autoritaire. En quatrième lieu, elle permit le retour des exilés au Brésil. La loi répondit ainsi à un certain nombre de besoins fondamentaux par rapport à la transition vers un régime démocratique.
Néanmoins, celle-ci a également restreint la procédure de justice transitionnelle brésilienne, puisque les innombrables violations des droits fondamentaux commises contre les dissidents politiques n'ont pas encore fait l'objet ni de véritables enquêtes judiciaires ni, a fortiori, d'une condamnation. Cela représente une étape essentielle pour la réconciliation nationale, pour la détermination de la « vérité historique » et pour la construction d'une « mémoire nationale » concernant la dictature.
Pourtant, au cours de presque trois décennies de régime démocratique, quelques initiatives gouvernementales ont tenté de modifier cette situation. Parmi les plus récentes, le 21 décembre 2009, la Présidence du Brésil publia un décret portant sur le 3e Programme National des Droits Humains, consistant en un protocole d'intentions de la part du gouvernement fédéral portant sur le thème.
Parmi les sujets abordés par le Programme, l'un des plus polémiques est la création d'une Commission de Vérité et Réconciliation destinée à enquêter sur les sessions de tortures, les viols, les assassinats et les disparitions commis contre les opposants politiques par les militaires au pouvoir. D'un côté, la mesure a été acclamée par des partisans du gouvernement, ainsi que par les victimes et leurs familles. De l'autre, les commandants des trois armés, accompagnés par le Ministre de la Défense, Nelson Jobim, ont menacé de présenter leur démission si la rédaction du programme restait telle quelle. Ils ont prétexté que la loi d'amnistie du 28 août 1979 avait promut la réconciliation nationale après la dictature et conclut la discussion sur les violations des droits fondamentaux ayant eu lieu pendant le régime militaire. En outre, si une investigation sur ces violations est menée à bien, les trois armées défendraient la mise en place d'enquêtes qui viseraient également les violations des Droits de l'Homme commises par les guérillas de gauche.
À la suite de plusieurs sessions de négociation, les militaires et les fonctionnaires du gouvernement responsables du Secrétariat Spécial des Droits de l'Homme ont obtenu un accord, le 13 janvier 2010. Le Président de la République, Luís Inácio Lula da Silva, a rédigé un nouveau décret afin d'instituer une Commission de Vérité et Réconciliation dont la fonction sera d'investiguer les violations des Droits de l'Homme ayant eu lieu pendant le régime militaire, sans citer spécifiquement les victimes ou les auteurs de telles violations.
Avant même le déclenchement de cette polémique, plusieurs secteurs demandaient déjà l'investigation et la punition des ces violations. Entre autres, le Ministère Public Fédéral[1] a demandé, en novembre 2009, la condamnation d'un certain nombre de politiciens, tels que l'actuel député fédéral Paulo Maluf et l'actuel sénateur Romeu Tuma, aussi bien que d'autres professionnels qui auraient occulté des cadavres des victimes de la dictature.
Par ailleurs, le Conseil des Avocats du Brésil a entamé un procès, en octobre 2008, auprès du Tribunal Suprême Fédéral (la Cour Constitutionnelle brésilienne), pour que l'amnistie octroyée en 1979 ne s'applique pas aux crimes commis par les agents de répression de l'État contre les opposants politiques. Selon le Conseil, la loi d'amnistie fait référence aux « crimes politiques », c'est-à-dire, les crimes ayant pour but d'attaquer l'ordre politique, juridique et social en vigueur. Les violations commises par l'État à l'époque ne peuvent pas être qualifiées ainsi. Ce sont des crimes communs : kidnappages, torture, assassinats, violence sexuelle... De toute façon, même s'il s'agissait bien de crimes politiques, la Cour Américaine des Droits de l'Homme a réitéré à maintes reprises que l'amnistie décrétée par les propres régimes militaires est nulle, c'est-à-dire sans effet juridique.
Cette situation permet d'illustrer le développement d'un processus de réconciliation nationale, dirigé par l'État brésilien. Même si elle a tardé à venir, il s'agit d'une étape essentielle pour consolider le régime democratique, puisqu'elle représente: (i) la responsabilisation de ceux qui ont commis des violations des Droits de l'Homme, en évitant un sentiment d'impunité qui pourrait perpétuer les hostilités entre les agents de l'État et les autres citoyens, même après la chute d'un gouvernement autoritaire ; (ii) l'accord d'une indemnisation économique aux victimes, faute de pouvoir compenser intégralement les dégâts subis par elles ; & (iii) l'éclaircissement de la "vérité", des circonstances dans lesquelles ces violations en masse des Droits de l'Homme ont eu lieu et de l'identité des personnes mêlées. Ainsi, toute la société aura pleine conscience des faits qui ont eu lieu sous la dictature et des nouvelles atteintes aux droits fondamentaux pourront être évitées. En ce qui concerne les récents décrets de la Présidence en particulier, il est indispensable que cet effort initial ne devienne pas une succession éternelle de discussions politiques que, une fois de plus, retardent l'établissement définitif de la vérité et de la mémoire nationale.
BIBLIOGRAPHIE :
[1] Organe rattaché au Pouvoir Exécutif, dont l'une des fonctions consiste à veiller au respect des lois et de la Constitution. |
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Colombia : Herederos de los Paramilitares |
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Sécurité intérieure
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Écrit par Frédéric Louault
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Jeudi, 04 Février 2010 14:11 |
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Human Rights Watch a publié le 3 février 2010 un rapport sur les démobilsations paramilitaires en Colombie. L'organisation dénonce notamment les graves violations des droits de l'Homme orchestrées par des groupes héritiers des paramilitaires dans 24 des 32 départements que compte la Colombie. Entre 2003 et 2006, alors que les troupes paramilitaires se démobilisaient progressivement, de nouveaux groupes les auraient remplacées.
D'après des sources policières citées dans le rapport, huit nouvelles structures compteraient au total plus de 4.000 hommes. Mais selon certains experts et organisations de la scoiété civile, leur nombre avoisinerait 10.000 personnes. Le directeur Amériques de Human Rights Watch, José Miguel Vivanco, pointe la responsabilité du gouvernement colombien dans ces mutations du phénomène paramilitaire. Il considère que le gouvernement a sous-estimé les enjeux liés à l'émergence de ces nouveaux groupes. Par ailleurs, si les autorités colombiennes ont "pris quelques mesures pour y faire face", elles n'auraient pas mis en oeuvre "un effort soutenu et significatif pour protégér les civils, enquêter sur les réseaux criminels de ces groupes et identifier leurs complices et leurs biens".
A travers les déclarations du Ministre de la défense Gabriel Silva, le gouvernement colombien a réfuté ces accusations, dénonçant le caractère infondé du rapport les "mensonges" de l'ONG.
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El financiamiento de los partidos políticos en Costa Rica |
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Partis et elites politiques
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Écrit par Luis Antonio Sobrado (Presidente del Tribunal Supremo de Elecciones de Costa Rica)
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Jeudi, 04 Février 2010 13:49 |
PARTE 1. Tres innovaciones fundamentales en materia de financiamiento público
(La Nación, 26 de enero del 2010)
En agosto del 2009, la Asamblea Legislativa aprobó el nuevo Código Electoral. Aun cuando los rasgos fundamentales del sistema electoral permanecen inalterados (toda vez que no operó reforma constitucional), importantes elementos de ese sistema, establecidos en el Código de 1952, fueron modificados, siendo uno de ellos el financiamiento partidario. Este, en nuestro país, responde a un modelo mixto: los patrimonios de los partidos políticos se nutren de los aportes de sus militantes y simpatizantes, de la contribución que el Estado les gire (en caso de que a ello tengan derecho) y de otras rentas o ingresos que prevean los estatutos partidarios y que sean lícitos.
Financiamiento público. La contribución estatal a los partidos políticos es tradicional en Costa Rica. Fuimos el segundo país de América Latina en introducirla, solo antecedidos por Uruguay. Los rasgos básicos del modelo de financiamiento público de los partidos, como se dijo, son de raigambre constitucional. Opera, básicamente, como un reembolso postelectoral; es decir, se trata de un reconocimiento de los gastos efectuados por los partidos, pasadas las elecciones. Esto los obliga, entonces, a demostrar esos gastos para que puedan ser cubiertos por el Estado. ¿Qué tipo de gastos pueden liquidar? Los propios del proceso electoral, o sea, los ocasionados desde la convocatoria y hasta 45 días después de las elecciones, así como los gastos en materia de capacitación y de organización política. Estos últimos, producidos aun fuera de época electoral. La segunda regla de oro es que cada partido tiene derecho a recibir recursos en proporción a su fuerza electoral: cuantos más votos haya obtenido, recibe más recursos del Estado, siempre y cuando supere el umbral constitucional del 4% de votos válidos o haya elegido, al menos, un diputado. Todas las agrupaciones que superen ese mínimo de respaldo popular tienen derecho a los recursos del Estado en proporción a su fuerza electoral y a los gastos en que hayan incurrido y puedan demostrar.
Innovaciones. Ahora bien, el nuevo Código tiene tres innovaciones fundamentales en materia de financiamiento público: Primero, se cubren las elecciones municipales autónomas. Esto no existía antes. Las elecciones municipales, a partir de las que deben verificarse el próximo mes de diciembre, tendrán recursos del Estado para reembolsar los gastos de campaña en que los partidos incurran. Será la primera vez, en Costa Rica, en que también los partidos cantonales se verán beneficiados con este relevante apoyo estatal. El monto a distribuir será el equivalente al 0.03% del PIB del año trasanterior a la elección. El segundo cambio corrige una deficiencia legal con dos décadas de rezago. La Constitución establece que, si bien el financiamiento opera como reembolso postelectoral, los partidos tienen derecho al adelanto parcial de esos recursos, pues requieren el dinero en el arranque de la campaña y no después de las votaciones. Ese mandato perdió eficacia en 1991, cuando la Sala Constitucional anuló las reglas del adelanto establecidas en el viejo Código al considerar, por una parte, que esos dineros se repartían considerando el pasado electoral de los partidos en disputa, lo que, a su parecer, era inconstitucional e inequitativo y, por otra, que la regla legal solo obligaba a garantizar parcialmente el adelanto, por lo cual los fondos no se recuperaban después.
En esta elección del 2010, gracias al nuevo Código, los partidos recuperan esa dimensión del financiamiento estatal. El monto del anticipo es hasta de un 15% de la contribución del Estado: 80% para los partidos nacionales y 20% para los provinciales. Ambos pueden acceder a estos recursos en condiciones de igualdad absoluta: no se basa en el pasado electoral ni en la fuerza electoral presente. ¿Cómo se procede? Determinado el número de partidos nacionales y provinciales, se define cuánto le corresponde a cada uno. Pero, para que una agrupación política retire ese anticipo, el Código exige dos condiciones: primero, publicar el estado auditado de sus finanzas y su lista de contribuyentes y, segundo, rendir garantías líquidas que aseguren la eventual devolución de los recursos (si no llegan a adquirir el derecho de contribución estatal que, al menos, cubra el anticipo). El nuevo esquema evita los dos vicios de constitucionalidad acusados pues, por un lado, regula un reparto por igual y, por otro, obliga a garantizar el préstamo integralmente y con garantías de carácter líquido; o sea, que su reintegro no requiere cobro judicial para obligar al partido a devolver el monto correspondiente, pues un bono de garantía, un cheque certificado u otros documentos bancarios de similar valor, no pueden evadir la obligada devolución de los dineros.
La última novedad sobre financiamiento público del nuevo Código es la legítima aspiración de que las agrupaciones políticas sean permanentes y evolucionen, de eficientes maquinarias electorales, a auténticos canales de participación política. Así, del monto al que un partido tenga derecho, se le retendrá lo correspondiente a los rubros de capacitación (porcentaje que debe estar definido en sus estatutos) y de organización política, para constituir una reserva de fondos a cuenta del partido, que se le girarán en forma trimestral y previa liquidación de gastos. Cabe agregar que en el rubro capacitación es requisito para percibir reembolso que los programas formativos atiendan al principio de paridad de sexo. Las innovaciones descritas benefician a los partidos políticos. A ellas se suma un proceso más racional para la justificación de gastos, para que el reembolso se gire con mayor celeridad. También, en beneficio de las finanzas públicas, se aprobó una disminución coyuntural de la contribución (que pasa del 0,19% del PIB al 0,11%), ante la crisis económica mundial.
PARTE 2. Conocer quiénes financian los partidos políticos es un derecho de los costarricenses
(La Nación, y 4 de febrero del 2010)
En un artículo anterior, comentábamos las características del financiamiento de los partidos políticos en nuestro país, destacando lo relativo a la contribución estatal en su favor y los cambios operados en este campo, a la luz de la reciente promulgación del Código Electoral. Cabe agregar que el proyecto de Código que propuso el TSE a la Asamblea Legislativa en el año 2001, sugería mecanismos que aseguraban un comportamiento más equitativo de ese aporte público, pero, lamentablemente, no fueron aceptados por el Legislador.
En primer lugar, el TSE proponía que se suprimieran los bonos o certificados partidarios (que es un mecanismo de cesión anticipada del derecho eventual a esa contribución) porque su valor real de colocación está supeditado a lo que digan las encuestas preelectorales y, por ende, introduce un sesgo de inequidad en la contienda, aparte de servir de portillo para canalizar donaciones encubiertas de personas jurídicas.
A cambio, se contemplaba un monto mucho más generoso de anticipo de la contribución estatal y, además, se preveía que el Tribunal administrara una porción de ella "(...) para el pago de espacios en medios televisivos, radiales y prensa escrita, exclusivamente para que los partidos den a conocer a sus candidatos y planes de gobierno (...)". Este último beneficio, de carácter gratuito, sería igual para todas las agrupaciones políticas, que, de esa forma, tenían garantizado poder hacerse visibles ante el electorado. Era, en definitiva, un saludable mecanismo democrático con efectos similares a los de las "franjas electorales" tan comunes en América Latina pero no en nuestro país. Aunque no prosperaran estas interesantes iniciativas, deberán ser tomadas en cuenta en los procesos de reforma electoral de segunda generación que deberemos emprender, concluido el proceso electoral, con el afán de perfeccionar los grandes avances generados por el nuevo Código Electoral.
Financiamiento privado. Corresponde ahora prestar atención a la otra fuente de recursos partidarios, que es el financiamiento privado. Es en la materia de las contribuciones privadas en donde, quizás, localizamos las reformas más profundas del nuevo Código Electoral. El derrotero ha sido la transparencia como valor fundamental. Todos los costarricenses tenemos derecho de saber, con certeza, quienes están financiando los partidos políticos y con cuánta intensidad lo hacen. Así, se crean una serie de dispositivos de control y fiscalización en manos del TSE, y se dispone que las personas jurídicas --nacionales o extranjeras- tienen prohibido donar a los partidos pues la política y la participación política, son un tema de ciudadanos, que concierne solo a personas de carne y hueso y, por tanto, únicamente los costarricenses mayores de 18 años están habilitados para contribuir en favor de los partidos. Pero ahondemos en los dispositivos de control y fiscalización anunciados. En el rubro de obligaciones, los partidos deben -anualmente- publicar sus estados auditados y sus listas de contribuyentes. Trimestralmente, los contadores partidarios deben presentar estas mismas listas ante el TSE. En época electoral, el informe debe ser mensual.
El nuevo Código también redefine, de manera integral, el régimen sancionatorio, ya que en la legislación derogada consistía, básicamente, en un artículo aislado y con errores graves de tipificación. En esta oportunidad, la legislación, que precisa de manera técnica las conductas punibles, fue hecha con base en la experiencia acumulada. Por ello, se prohíben y castigan prácticas indebidas evidenciadas en la campaña de 2002, como, por ejemplo, el montaje de estructuras paralelas de recaudación o la contribución directa a candidatos o precandidatos, de modo que, ahora, todo aporte se canalice por una cuenta única partidaria. En el mismo sentido, se ha instaurado un conjunto de faltas electorales castigadas con multa, que impondrá directamente el organismo electoral.
Para garantizar que nada de esto se quede en el papel, se le dan nuevas herramientas operativas al TSE. Así, por ejemplo, se le habilita legalmente para que pueda hacer auditorías sobre las finanzas partidarias y se concentra en este organismo electoral todo el control financiero de los partidos (antes compartido con la Contraloría General de la República), lo que facilitará una fiscalización integral de las finanzas partidarias.
¿Impide completamente el Código la comisión de irregularidades en materia de financiamiento partidario? No, como ninguna regulación en esta delicada materia podría hacerlo. Pero constituye, sin duda, muchos pasos en la dirección correcta hacia la transparencia de la compleja relación política y dinero; y esto, no solo según el criterio especializado del TSE, sino, principalmente, según la voluntad política de los legisladores de los principales partidos en el Congreso, que así lo definieron y aprobaron.
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"O terremoto venezuelano" |
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Société
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Lundi, 01 Février 2010 13:11 |
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Depois da catástrofe no Haiti, um novo fenômeno destruidor parece estar prestes a acontecer. Não estou falando de um tremor sísmico, mas de um abalo político no cenário venezuelano que ameaça desmoronar até mesmo o que parece eterno: no caso, o governo do atual presidente da Republica venezuelana, Hugo Rafael Chávez Frías (já há mais de dez anos no poder, desde sua eleição 06/12/1998). Aos poucos, o governo de Chávez parece estar mais e mais desgastado e deteriorado, atingindo recentemente o nível mais baixo de sua popularidade desde sua chegada ao poder.
A previsão de tal fenômeno político está baseada nas instabilidades que atualmente já podem ser sentidas no panorama do governo venezuelano. Recentemente, Chávez tem tomado uma série de medidas impopulares, muito questionadas e que ameaçam derrubar e transformar em escombros sua política. As medidas econômicas como a maxidesvalorização da moeda (anunciada dia 8 de janeiro de 2010) [1] são uma delas. A Venezuela teve a maior taxa de inflação do continente em 2009 (+25,1% em 2009) [2] e a recente desvalorização do Bolívar deve contribuir ainda mais para a alta dos preços. Estima-se que a inflação se estabeleça entre 30 e 60% esse ano[3]. Adicionalmente, o fenômeno inflacionário tende a piorar quando associado ao atual cenário econômico do país, que apresenta uma economia já enfraquecida pela queda do preço do petróleo devido à crise mundial. Outro aspecto criador de instabilidade a ser ressaltado é o racionamento de água e de luz[4], ambos provocados em parte pela falta de investimentos e de infraestrutura. Além disso, a corrupção é outra característica do governo venezuelano que vem deteriorando cada vez mais a popularidade do presidente e ameaça desmoronar a sua política. Para piorar as coisas, Hugo Chávez se encontra num contexto delicado já que ele está às vésperas de eleições legislativas (em setembro de 2010).
Porém, a situação de instabilidade não para por aí. Recentemente, outras medidas impopulares que ameaçam abalar fortemente o governo têm sido tomadas. Uma delas é a decisão de cortar o sinal de seis canais de televisão a cabo, entre eles o canal oposicionista RCTV[5]. Esta decisão polêmica gerou fortes manifestações de estudantes nas ruas das principais cidades da Venezuela (a maior foi organizada no dia 23 de janeiro[6]), acarretou a suspensão das aulas em todas as universidades e provocou críticas de organizações do país e do exterior (particularmente da França) [7].
No entanto, a maior amostra de uma ameaça iminente ainda não foi mencionada. De fato, o recente acontecimento que realmente parece ser um alerta de "sismo político" é a renúncia de Ramón Carrizález[8], vice-presidente, ministro do Poder Popular para a Defesa e braço direito de Chávez, no dia 23 de janeiro de 2010 (além de outras renuncias como a do presidente do Banco de Venezuela no dia 26/01/2010[9]). Este homem alega que os motivos de tal decisão são estritamente pessoais. Porém, varias especulações sobre as razões da renuncia já se espalham. Entre elas está a de um suposto mal-estar entre Carrizález e seu substituto no ministério da Defesa, o general Carlos Mata Figueroa. Também se acredita que Carrizález discorda da decisão relativa aos seis canais a cabo, o que o teria afastado dos seus cargos. Mas a hipótese mais assustadora - e que parece, entretanto, ser a mais verídica - é a de que Carrizález, sendo ministro da Defesa, saiu do poder por medo de um golpe de Estado, cada vez mais iminente, que ameaça o atual governo. De fato, segundo o analista político venezuelano Manuel Malaver, "Chávez está encontrando muita rejeição no momento, inclusive no meio militar, no qual nem todos estão de acordo com as pretensões que o presidente vem anunciando para o setor, como a criação de milícias bolivarianas" [10]. Além do mais, também se fala que Chávez está querendo condecorar militares cubanos, medida que também tem despertado forte descontentamento no Exército.
Dito isso, Carrizález pode estar de fato sentindo os primeiros tremores que precederiam o verdadeiro abalo. Mas seriam estes os primeiros sinais e sintomas de um fenômeno já inevitável? Estaria Carrizález tentando fugir de tal catástrofe? E finalmente, estariam as fortes estruturas que asseguram a política chavista com os dias contados? Nada disso é certo; prevalece apenas dúvida e enigma quanto ao futuro do panorama político venezuelano...
[1] "Chávez anunció la devaluación el 8 de enero" http://www.latinnews.com/lil/LIL21872.asp?instance=1
[2] "dejando a Venezuela con una inflación anual de 25,1% en 2009, de acuerdo con el banco central " LatinNews.com
[3] Jornal O Globo, dia 26/01/2010, Economia, O mundo, página 27, O vice de Chávez deixa o governo, Os problemas do Presidente.
[4] "vamos a aplicar racionamientos máximos de cuatro horas" http://www.vtv.gov.ve/noticias-ciencia-y-salud/28427
[5] Venezuela: la chaîne anti-Chavez RCTV retirée du câble - Yahoo! Actualités
[6] "Y con esto culminó de forma exitosa, en paz y con alegría la marcha opositora en la Redoma de Petare. Cantaron el Himno Nacional para finalizar la movilización opositora." http://www.venelogia.com/archivos/3613/
[7] Editoriales en prensa extranjera critican a Chávez y destacan caso RCTV | Medios bajo ataque| El Nacional.com
[8] Vice de Chávez deixa o governo - Portal ClippingMP
[9] Renuncia el presidente del estatal Banco de Venezuela, íntimo de Carrizález | Infolatam: Noticias y Análisis de América Latina
[10] Vice-presidente de Chávez renuncia e agrava crise no governo da Venezuela - gazeta online
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Honduras: le coup d'Etat selon Mel Zelaya |
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Démocratie et représentation
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Écrit par Olivier Dabène
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Dimanche, 31 Janvier 2010 18:03 |
Le 30 janvier dernier, le président dominicain Leonel Fernandez a organisé une rencontre entre Manuel Zelaya et trois politistes : Manuel Alcantara (Université de Salamanque), Olivier Dabène (Sciences Po) et Anibal Pérez Liñán (Université de Pittsburgh).
Deux jours après son arrivée en République Dominicaine, détendu mais combatif, Manuel Zelaya s'est confié avec une apparente sincérité. Olivier Dabène relate la teneur de cet entretien.
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Haiti: Agronomes et Vétérinaires sans Frontières |
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Monde agricole
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Écrit par Marie-Esther Lacuisse
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Mercredi, 27 Janvier 2010 15:28 |
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AVSF lance un appel aux dons en faveur des communautés paysannes et engage ses équipes dans le soutien à la relance de la production alimentaire
L'Opalc couvre l'information sur les caraïbes et il nous paraît important de diffuser l'action d'une organisation présente depuis longtemps sur Haïti, AVSF.
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Lula et le Rafale à l'épreuve de deux bras-de-fer |
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Sécurité intérieure
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Écrit par Ingrid Bernard
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Mardi, 26 Janvier 2010 11:55 |
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La tension entre le pouvoir exécutif et l'armée brésilienne ne risque pas de redescendre quant à l'achat des avions de chasse. Le 14 janvier 2010, le Président Lula a tenu à préciser que le prix des avions n'était pas son premier critère de décision. Par là même, le Président a non seulement souhaité rappeler que la décision lui revenait, mais aussi qu'il défendait l'achat du Rafale 1.7 Provence du français Dassault, certes le plus onéreux des avions aujourd'hui en liste.
En 2009, le gouvernement brésilien a lancé un programme de remplacement de ses avions de chasse (notamment des avions Tiger et Mirage 3). Ce programme, intitulé FX-2, reprend le programme FX-1, lancé en 2001, puis abandonné en 2004 pour des raisons financières. Lors du lancement du programme FX-2, cinq avions étaient en compétition : le Eurofighter Typhoon de EADS, le F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing, le Gripen NG du suédois Saab, le Rafale 1.7 Provence du français Dassault et le Su-37 du russe Sukhoï. En septembre 2009, seuls les avions américain, suédois et français ont été retenus, Lula exprimant une nette préférence pour le dernier. En effet, il déclara, en présence du Président Nicolas Sarkozy, en visite au Brésil, que l'achat du Rafale ferait partie d'une grande entreprise aéronautique, qui serait menée à bien par les deux pays. Cependant, la Force aérienne brésilienne (FAB) exprima son mécontentement, faute d'avoir eu son mot à dire. Elle précisa qu'elle n'avait pas encore remis son rapport d'évaluation quant au choix des avions. Selon le quotidien Folha, ce dernier fut remis le 5 janvier 2009. Dans ce rapport, les militaires auraient classé le Gripen en tant que premier choix, suivi du F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing, le Rafale ne figurant qu'en troisième position. Ainsi, outre le traditionnel bras-de-fer entre le client et l'acheteur, vient s'ajouter un deuxième bras-de-fer interne où s'affrontent le Président Lula et les généraux brésiliens.
Dans ce premier bras-de-fer engageant le Président Lula et l'entreprise Dassault représentant la France, le prix et le niveau de transfert technologique constituent les nœuds gordiens des négociations. Début 2009, Dassault avait proposé au Brésil un Rafale à la hauteur de 98 millions d'euros pièce. En septembre 2009, il fut contraint (à la fois sous pression politique et afin de ne pas perdre le contrat) de baisser le prix de 40% : les 36 Rafales que commanderait potentiellement Lula s'élèvent alors à 5 milliards d'euros. Lula réclame un effort supplémentaire car le dernier prix est encore plus élevé que ceux des deux autres avions. Or, les négociations se compliquent, puisque le prix de vente d'un avion n'est pas un « prix unique ». Il s'agit aussi de négocier avec Snecma (groupe Safran) et Thales, partenaires au contrat puisqu'ils fabriquent respectivement le moteur et l'avionique. En outre, si Dassault rechigne à baisser encore les prix, cela est dû à la nature du marché des avions de combat. Contrairement au marché mondial des avions civils, ce marché est devenu, depuis 1945, un marché de remplacement. On achète des avions afin de substituer au fur à mesure ses modèles. Dans le cas du marché mondial des avions civils, il existe une plus grande marge de manœuvre pour compenser et baisser les coûts de production, ce qui n'est pas le cas du marché des avions militaires. Outre cet obstacle économique, la réticence de la France se fonde également sur un niveau d'attentes élevé. Sur le plan historique, et notamment sous le deuxième mandat de Lula, les commandes d'armes et d'équipement militaire auprès de la France ont cru (notamment avec l'achat du sous-marin nucléaire à hauteur de six milliards d'euros). La France estime pouvoir s'appuyer sur la fidélité de Lula.

Quant au transfert technologique, les Suédois promettent « l'accès et la participation complets au développement » du Gripen et le transfert de 80% de la production au Brésil. Il faut préciser qu'il ne peut y avoir de transfert technologique sur le moteur du Gripen, puisqu'il est américain, ni sur l'avionique, celui-ci étant anglo-américain. Les Français ne prévoient la création d'une chaîne de production au Brésil qu'à condition que le Brésil double l'achat de Rafale en nombre. En revanche, le contrat défendu par Lula comprend l'achat d'une « douzaine d'avions de transport et de ravitaillement en vol KC 390 », actuellement en cours de développement auprès de l'entreprise brésilienne Embraer. La France devra alors aider Embraer à développer ces avions.
Le F/A-18 américain se retrouvant exclu des priorités de chacun, en partie raison de ses 25 ans d'âge, le Président Obama n'hésite pas à téléphoner fréquemment à son homologue brésilien. Or, le lobbying provient également de la Russie, qui, dès mi-septembre, a exprimé son inquiétude. L'Inde a récemment lancé un appel d'offre d'avions (126), mettant le Rafale en concurrence avec l'avion russe. Or, la commande brésilienne de 36 Rafales (voire plus) ferait baisser le coût de l'appareil français si ce dernier était produit en grand nombre d'exemplaires. L'achat des Rafales par les Brésiliens rendrait dès lors le Rafale plus concurrentiel par rapport aux avions russes.
Le Président Lula, en prise avec les États qui se disputent le contrat et avec ceux qui le contestent, est, en outre, engagé dans un deuxième bras-de-fer avec la Force aérienne brésilienne (FAB). Les militaires, en charge de définir les stratégies de gestion territoriale, estiment avoir un droit de regard sur les avions négociés par le gouvernement. Les pilotes, afin de mener à bien leurs missions, considèrent qu'il est plus avantageux sur le plan stratégique que l'armée soit dotée de plus d'avions : ils préfèrent le nombre à une technologie à la pointe. Les pilotes brésiliens préfèrent miser sur un plus grand nombre d'avions qui soient spécifiques, c'est-à-dire moins flexible quant au terrain. Or, contrairement au Gripen (qui a environ 15 ans d'âge), l'intérêt du Rafale (qui date de 2006) est de servir à la fois comme un avion de combat au ras du sol, mais aussi comme un avion volant à haute altitude au-dessus de la mer. En outre, le prix du Gripen équivaut celui du Rafale pour une même parité Euro/Dollar (ce qui ne favorise pas le Rafale). Or les Suédois ont même concédé une baisse de prix de 50%. Ainsi, pour un même budget, l'armée pourrait acquérir plus de deux fois plus d'avions.
L'enjeu des militaires quant au choix des avions est non seulement technique mais aussi politique. Cet enjeu politique s'inscrit directement dans la lignée militariste sud-américaine, et notamment brésilienne. Les tensions entre le pouvoir présidentiel et l'armée dans le cadre de l'achat des avions de chasse illustrent bien l'antagonisme traditionnel qui a caractérisé la relation entre les deux organismes depuis le début du xxème siècle. En tant que corps professionnalisé et donc sensibilisé aux affaires intérieures et extérieures (l'historien Alain Rouquié parle de « conscience de compétence »), l'armée estime être une institution indépendante vis-à-vis du pouvoir politique en droit de discuter les choix du gouvernement. Outre le droit de regard sur les avions, les militaires estiment aussi avoir un droit de regard sur le pays vendant les avions. La France, bien qu'elle soit considérée par le Président Lula comme un allié, suscite de la méfiance au sein de l'armée en raison de son double statut : elle est à la fois allié politique des États-Unis et concurrent commercial de ces derniers. C'est la raison pour laquelle, au regard des militaires brésiliens, la France constitue un « allié opaque ». Les généraux s'attribuent le rôle de mettre en garde un Président, qui faute de posséder la connaissance de l'armée, serait en partie leurré par certains intérêts diplomatiques et par certaines promesses françaises.
Il reste à savoir quel critère de choix (technique, économique, politique ou diplomatique) prédominera et fera pencher la balance pour le choix du Gripen, du Rafale ou du FX-18. À cet égard, il est prévu que les militaires terminent d'analyser sur le plan technique les trois différents types d'avion de chasse fin mars 2010. Le Président Lula pourrait prendre la décision finale en avril 2010.
Bibliographie
C dans l'air : émission « Zone de turbulences sur nos avions » du 15 janvier 2010
Folha Online
Le blogfinance
Le Point
RFI |
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Haïti. L'espoir en équilibre |
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Société
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Écrit par Clarissa Dri
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Vendredi, 15 Janvier 2010 11:42 |
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