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Campagnes électorales


Haiti : élections sénatoriales, entre difficultés économiques et sociales PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Léa Triniac   
Mercredi, 13 Mai 2009 01:00

Alors que la crise économique et financière perdure dans les pays industrialisés les plus développés, la situation s'aggrave en Haïti. Récession et décroissance économique menacent aujourd'hui ce pays que le développement semble avoir oublié. Si de nombreuses personnalités politiques s'érigent en fiers donateurs, le climat politique et social reste quant à lui très tendu à l'heure du premier tour des élections sénatoriales partielles.

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Le Brésil vers les présidentielles de 2010 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Luis Morgado   
Mardi, 12 Mai 2009 01:00
aecioserraDes élections aux clivages flous, une étude qui prône la restructuration du Sénat brésilien et des données alarmantes sur la déforestation de la forêt amazonienne ont constitué trois enjeux importants de l'actualité politique brésilienne des dernières semaines.
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Alternance historique au Salvador PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Groupe OPALC El Salvador   
Dimanche, 22 Mars 2009 01:00

funes3Deux mois après les élections municipales et législatives, 4,2 millions d’électeurs étaient de nouveau appelés aux urnes le dimanche 15 mars 2009 pour choisir leur Président de la République. Mauricio Funes, candidat du FMLN (gauche), a devancé son unique adversaire, Rodrigo Ávila. Celui-ci portait les couleurs de l’ARENA (droite), parti au pouvoir depuis 1989.
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Le Salvador au-delà de la peur PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Olivier Dabène   
Lundi, 16 Mars 2009 01:00
FUNESLe 15 mars les Salvadoriens ont porté à la présidence Mauricio Funes, le candidat du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN), ex-mouvement de guérilla des années 80, avec 51,32% des voix. A l'issue d'une campagne marquée par la violence, les électeurs ont désavoué l'Alliance républicaine nationaliste (ARENA), parti d'extrême droite fondé en 1982 et qui a remporté toutes les élections présidentielles depuis 1989. Depuis 20 ans, l'ARENA avait pris l'habitude de diaboliser le FMLN et d'intimider ses électeurs, ravivant un climat de guerre froide à chaque rendez-vous électoral.
 
Hugo Chávez et le populisme réélectionniste en Amérique latine PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Julio Burdman   
Jeudi, 19 Février 2009 01:00

Le présidentialisme est à nouveau en question en Amérique latine. Dans les années 80, on disait que les présidents étaient faibles, des proies faciles de coups d'Etat, et qu'il fallait donc adopter le régime parlementaire pour renforcer la gouvernabilité. De nos jours, par contre, on accuse les présidents de puissance excessive, d'être des impérialistes du pouvoir. Le 15 février, le président Hugo Chavez a franchi au Venezuela la frontière la plus polémique de l'impérialisme présidentiel, celle de la réélection indéfinie.

 

La réélection est une vague –"une fièvre", dit Daniel Zovatto- qui affecte la région depuis les années 90. Plus concrètement, elle s'initia au Pérou en 1993, lorsque Fujimori parvint à réformer la Constitution pour obtenir peu après sa première réélection. Puis, à quelques mois d'intervalle, l'Argentine et le Brésil se lancèrent dans la même croisade. D'autres pays tentèrent de les imiter, mais la vieille tradition antiréélectionniste des républiques latino-américaines -jusqu'alors, la réélection consécutive était prohibée dans toutes les démocraties de la région- s'imposa à eux. Le principal argument des trois présidents pionniers de la réélection qui réussirent à revalider leur mandat, le Péruvien Fujimori, l'Argentin Menem et le Brésilien Cardoso, fut qu'il devaient demeurer à la tête de leur pays pour compléter une série de réformes économiques qu'ils avaient entamées.


Au cours de cette première décennie du XXIe siècle, cinq autres pays latino-américains ont incorporé la réélection consécutive dans leur Constitution: République Dominicaine, Venezuela, Colombie, Equateur et Bolivie. Dans chacun de ces cas, malgré les différentes orientations des gouvernements, l'argument essentiel fut le même: les leaders en place étaient indispensables à la poursuite des réalisations jugées primordiales qu'ils avaient initiées. Au Venezuela, en Bolivie et en Equateur, seuls les présidents actuels pourraient maintenir le programme "révolutionnaire" en cours et éviter que "les oligarchies" ne récupèrent le pouvoir. En Colombie, seul le président Uribe pourrait continuer à mener la guerre contre les groupes insurgés.


Qu'il s'agisse de populismes conservateurs (Menem, Fujimori, Uribe) ou de populismes de gauche (Chavez, Morales, Correa), les réformes constitutionnelles ont eu chaque fois pour effet immédiat de prolonger le bail des présidents en place et cela a produit une fracture dans les relations entre forces politiques et sociales. Depuis ces réformes, les élections sont en effet devenues une bataille entre l'officialisme, qui invoque la nécessité historique de se maintenir au pouvoir pour approfondir son programme, et l'opposition, qui soutient la nécessité absolue d'éviter que le président ne s'éternise.


Qui détient le pouvoir et pourquoi est la question qui se transforme en noyau central de la politique, tant au Venezuela que dans les autres pays réélectionnistes. Quelques observateurs affirment que la véritable question de fond des réélections concerne les politiques économiques et non pas les politiciens qui en sont les protagonistes. Peut-être parfois en serait-il ainsi. Ce n'est toutefois pas un hasard si le qui, mais non le quoi ni le comment, est le point commun à tous les cas considérés.


Pourquoi les processus de changement en Amérique latine finissent-ils par confluer en la personne d'un leader et ce leader finit-il par devenir "indispensable"? Un point est indéniable: pour introduire des changements, les leaders populistes sont en Amérique latine plus "efficaces" que les législateurs, si par efficacité on entend rapidité. La réforme du travail de Peron, la dérégulation de Menem, les nationalisations de Morales et de Chavez ou les privatisations de Fujimori n'auraient pas été possibles sans l'impulsion de leaders qui, en un temps record, ont mis à profit leurs moments d'ample appui populaire pour pousser le système vers leurs objectifs. Ce furent les leaders, mais non les délibérations des législateurs, qui firent l'histoire. Très peu de changements, voire aucun, ne se sont produits en Amérique latine hors de personnalismes décideurs. C'est pourquoi le populisme, le présidentialisme et le réélectionnisme vont de pair dans la région.

 

 
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