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Le Calendrier électoral a officiellement été donné par le Tribunal Suprême électoral le 3 janvier 2006. Les élections auront lieu le 15 octobre et le second tour pour la présidentielle le 26 novembre 2006. Dès le 16 juillet, les partis et mouvements indépendants pourront inscrire leurs candidats pour les élections présidentielles, législatives et celles des conseillers provinciaux et municipaux minoritaires. La campagne électorale débutera le 31 août pour clôturer le 12 octobre.
Le calendrier électoral a pu être établi suite à l'abandon par l'exécutif de faire approuver une Assemblée constituante par referendum au Congrès.
Le thème de l'Assemblée Constituante a été donnée primordiale suite au renversement de Lucio Gutierrez le 21 avril 2005. Les remaniements inconstitutionnels de la Cour Suprême de Justice menés sous la couverture de Lucio Gutierrez entre décembre 2004 et avril 2005 avaient poussé les citoyens, et tout particulièrement ceux de la Sierra, a le renverser. Los Forajidos, appellation que se sont donnés les manifestants, littéralement ce que le gouvernement exclu, avaient appelé à la formation d'une Constituante avec le soutien de la majorité des partis. Cependant les discordes entre les partis et les revers du président de la République, Alfredo Palacio, ont conduit aux revirements des partis politiques initialement favorables à l'approbation de la constituante (ID, PSC, PRE, Prian, MPD).
La Constituante ne compte plus que sur le soutien de Pachakutik et des mouvements sociaux et citoyens depuis la mi octobre.
Quand au projet de réforme du Tribunal Suprême électoral en Cour Electoral afin de le dépolitiser les désaccords se font entendre au parlement. Tandis que les partis ID et PSC soutiennent une réforme, le Prian et le PRE la rejettent. Les partis pris répondent aux stratégies électorales. La réforme prévoit une nomination au TSE par voie de concours uniquement tandis que les sept titulaires du tribunal sont actuellement nommés par le Congrès.
Dans ce panorama politique déstabilisé et inefficient, les partis politiques sont visés par les critiques. Les logiques partisanes sont absentes. Les partis politiques traditionnels ne dépassent pas les enjeux régionaux et corporatistes.
Le PSC et le PRE contrôlent les régions de la Côte et ID tente de conserver son électorat dans les grandes villes de la Sierra.
Le MPD et le parti socialiste restent en recul depuis de nombreuses années. Pachakutik, organisation politique indigène et citoyenne, grand espoir politique du pays en 2002, s'est retranché dans ses discordes. Les acteurs métis viennent d'y être exclu pour une organisation purement indigène.
Si les partis dits traditionnels conservent les meilleurs quotients électoraux (PSC, PRE, ID), leurs candidats sont malmenés aux présidentielles depuis 1998. Les votes se reportent sur les nouveaux partis ou indépendants.
Alvaro Noboa, candidat indépendant récupéré par le PRE en1998 puis sous l'étiquette de son propre parti, le PRIAN, en 2002, a atteint deux fois le second tour. A la différence des partis traditionnels cloisonné dans leurs régions voir leurs provinces, le Prian s'est engagé dans une campagne nationale depuis un an.
Une partie de l'électorat ne vote plus pour un parti au niveau national mais pour une figure charismatique. L'expérience de Lucio Gutierrez va-t-elle changer la configuration pour les élections de 2006 ?
Les espoirs se portent cependant sur des figures politiques à la tête de mouvements politiques indépendants : Léon Roldos, ex membre du parti socialiste, à la tête de Red Etica y Democratica et Rafael Correa, ex ministre de l'économie sous Palacio, initiateur du mouvement Alianza Ciudadana País.
Le panorama s'affinera lorsque les leaders de la Côte et de la Sierra auront pris position. Suite à la présentation de candidats du PSC et de l'ID, il sera possible de déterminer les chances de Noboa et des indépendants |