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Mercredi 23 septembre a eu lieu le premier débat télévisé de la campagne présidentielle chilienne. Ont pris part à ce débat les quatre candidats encore en lice (Alejandro Navarro, leader du Movimiento Amplio Social s'étant retiré de la compétition la veille) : Sébastian Piñera (pour Coalición Por el Cambio), Eduardo Frei (de la Concertación), Marco - Enriquez Ominami (candidat indépendant) et Jorge Arrate (Pacto Junto Podemos Mas).
Durant une heure et demi chacun leur tour les candidats ont dû répondre à des questions relativement précises, dans le temps qui leur été accordé (1 minute ou 30 secondes). Les principaux thèmes abordés furent : la délinquance, le système financier, l'éducation, la santé, l'urbanisme, la classe moyenne et la corruption. Les idées fortes des candidats sur les sujets sont présentées dans le tableau suivant.
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Sebastian Piñera
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Eduardo Frei
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Marco – Enriquez Ominami
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Jorge Arrate
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Délinquance et narcotrafic
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Faire une justice plus répressive.
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Faire preuve de fermeté avec les délinquants. Donner plus de moyens à la police.
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En finir avec des politiques uniquement centrées sur la répression.
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S’attaquer aux inégalités sociales, qui sont le berceau de la délinquance.
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Système financier et PME
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Instaurer plus de surveillance sur le système banquier.
Faciliter l’accès au crédit pour les PME.
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Augmenter le rôle de l’Etat dans la sphère économique.
Créer des allocations pour les PME en difficulté.
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Réguler le secteur bancaire.
Créer des mesures de soutien à la création de PME.
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L’Etat doit réserver certains marchés aux PME.
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Education
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Réformer le système éducatif.
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Investir dans l’éducation.
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Augmenter le salaire des professeurs.
Garantir le droit à l’éducation.
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Payer la dette historique des professeurs.
Créer un système scolaire national laïc et public.
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Santé
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Développer un système de santé préventive.
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Permettre l’accès à la pilule du lendemain à toutes les femmes.
Continuer d’améliorer le système de santé, notamment au niveau hospitalier.
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Améliorer le système hospitalier.
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Lutter contre l’existence d’un système de santé à deux vitesses.
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Urbanisme
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Soutenir la population, mais pas uniquement pour l’acquisition d’un logement.
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Continuer avec l’actuel rythme de construction.
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Adopter des normes pour s’assurer que les logements construits soient décents.
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Lutter contre la segmentation et les discriminations à l’intérieur des villes.
Faire plus de construction à caractère social.
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Classe moyenne et pauvreté
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Créer de nouveaux emplois pour que les familles aient plus de ressources.
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Permettre aux classes moyennes d’avoir accès au système de protection sociale.
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Pour le maintien des différentes allocations et des politiques de protection sociale instaurées par Bachelet.
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Faire en sorte que les personnes âgées soient socialement protégées.
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Corruption
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Développer la transparence et la tolérance zéro contre la corruption.
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Exiger que le secteur privé fasse preuve de transparence financière.
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Favoriser la transparence des entreprises publiques.
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Séparer la politique du monde des affaires.
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Cependant, ce ne sont pas ces diverses propositions des candidats qui furent au centre de ce débat, mais plutôt une altercation entre Eduardo Frei et Sebastian Piñera. Le premier, répondant à la question sur la corruption, s'en est pris à son principal adversaire, en rappelant qu'un récent rapport de l'organisme Transparence Internationale épingle le leader de la droite chilienne. En effet Sebastian Piñera a été convaincu de délit d'initié en 2006 en tant que patron de la compagnie aérienne chilienne LAN. Selon le candidat de la Concertation « une personne qui aspire à être président ne peut pas être dans le rapport de Transparence Internationale ». Apres avoir réfuté ces accusations, le représentant de la droite a souligné « mes investissements ont toujours été transparents, alors que les vôtres, sénateur Frei, sont seulement connus de vous et votre frère ».
Marco - Enriquez Ominami et Jorge Arrate, se sont tenus à l'écart de cette polémique et ont par ailleurs tout deux semblé à l'aise dans cet exercice imposé.
Selon une enquête[1] réalisée par téléphone au lendemain de ce débat télévisé, 70% des électeurs n'auraient pas modifié leur intention de vote. Sebastian Piñera récolte 39% d'adhésion (=), Eduardo Frei 23% (-1), Marco - Enriquez Ominami 19% (-1) et Jorge Arrate 4% (+3).
Les candidats se retrouveront pour un autre débat le 9 octobre. Le premier tour des élections, quant à lui aura lieu le 13 décembre.
[1] Enquête réalisée sur 1198 personnes, par la Universidad del Desarrollo et le journal La Segunda. |