La campagne électorale mexicaine (qui connaîtra son terme avec l'élection du 5 juillet prochain) est marquée par des débats concernant l'insécurité générale mais aussi les plaidoyers contre les partis politiques, reflétés dans les campagnes du « vote blanc » et du « vote nul ». Ces élections, connues au Mexique sous le nom d'intermedias (mid-term elections), doivent désigner 500 députés dont 300 élus par majorité relative et 200 à la proportionnelle. Auront lieu également les élections au sein des Etats fédérés qui désigneront les Gouverneurs ainsi que les députés de l'Assemblée Législative au DF.
Ce seront d'ailleurs les premières élections après la réforme électorale approuvée par le Sénat en 2007 qui avait notamment éliminé le paragraphe de l'article 41 de la Constitution qui octroyait la faculté exclusive de solliciter le registre des candidats aux élections populaires. » La réforme a restreint aussi la publicité des partis politiques à la télévision et à la radio, ainsi que les financements privés au sein de ceux-ci. Pour plus d'informations, cliquez ici.
Ces campagnes en faveur de l'annulation du vote comme un proteste sont apparues sur des sites de protestation comme les quatre vidéos sur YouTube où apparaît Dulce Maria, ex-présidente national du PRI (Partido Revolucionario Institucional, de droite aussi), qui défend le vote nul. Ces campagnes plaident notamment contre la politique nationale, trop dépendante des volontés partisanes. La sénatrice du PAN, Adriana G. Carillo, affirme-t-elle aussi que le vote nul doit être respecte et serait même une manière de corriger les visées des partis. Pourtant, Les opinions autour de l'annulation divergent.
Selon l'ex-président de l'IFE, académicien et chercheur à la Faculté de Sciences Politiques de l'UNAM, José Woldenberg, « le vote blanc est apolitique » et que si le pays veut la démocratie « il faudrait s'accoutumer à vivre avec les partis ». En tous cas, l'Institut Fédéral des Elections (IFE), organisme autonome responsable de l'organisation des élections fédérales au Mexique, a déclaré le 19 juin que tous les votes, y compris les votes nuls seraient comptabilisés pour les prochaines élections. Voir vidéo. Une enquête téléphonique nationale réalisée par la BGC-Excelsior affirme que seulement 7% des citoyens envisagent de voter nul.
Par ailleurs, un autre enjeu serait l'éventuel lien avec les « narcos », selon le site Reporte Indigo qui indique une liaison entre Mauricio Fernandez du PAN (Partido Acción Nacional, de droite) pour diriger San Pedro Garza, une banlieue de Monterrey. Ces liaisons seraient utilisées par le parti rival, le PRI pour les désestabiliser.
D'après le sondage du journal Reforma du 17 juin, le PRI aurait 37% de voix, le PAN 33% et enfin le PRD (Parti de la révolution démocratique, de gauche) aurait 16% des intentions de vote.
Pour suivre le processus électoral 2008-2009 au Mexique :
http://www.reforma.com/libre/offlines/observatorioelectoral_web/
http://www.exonline.com.mx/exparallevar/especiales/elecciones5julio/
http://www.ife.org.mx/portal/site/ifev2
|