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Conclusion : En attendant 2010 : vers la clôture d'un cycle politique ? |
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Écrit par Guillaume Dupont, Frédéric Louault
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Cette conclusion revient sur le rapport entre les élections municipales de 2008 et les élections nationales et étatiques prévues pour octobre 2010. Si plusieurs précautions doivent être prises pour éviter de tomber dans le piège de la tentation prédictive, les résultats des élections de 2008 (et les usages de ces résultats par les écteurs de la compétition politique) soulèvent de nouvelles problématiques pour appréhender les élections de 2010.
Comme nous l'avons vu dans l'analyse générale des résultats, les élections municipales de 2008 ont permis un renforcement des positions du Parti du Mouvement Démocratique Brésilien (PMDB) et, dans une moindre mesure, du Parti des Travailleurs (PT). Le parti de Lula a remporté les élections dans six capitales étatiques et quinze villes de plus de 200.000 électeurs. Au total, le PT, au pouvoir depuis 6 ans, et ses alliés au Congrès ont réussi à gagner ces élections en remportant une quarantaine de grandes villes. Le nombre total de municipalités remportées par un candidat du PT a augmenté de plus d'un tiers entre 2004 et 2008 (et de 40 % si on limite l'analyse aux villes de plus de 150.000 habitants). Le PT est enfin le parti ayant réélu le plus de maires sortants dans le pays. Malgré ces aspects positifs, le parti du Président Lula a essuyé au second tour trois défaites importantes dans les villes de Porto Alegre, Salvador de Bahia et surtout São Paulo. Très médiatisées, ces défaites ont alimenté de nombreux débats dans la perspective des prochaines élections générales - et notamment présidentielles - de 2010. Ces revers traduiraient-ils une érosion du Parti des Travailleurs ? Lula ne pouvant légalement se présenter pour un troisième mandat consécutif, sera-t-il en mesure de transférer son capital politique et son poids électoral vers un « dauphin » politique ? Les élections municipales de 2008 annoncent-elles la fin d'un cycle politique pour le Brésil ?
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