Des élections aux clivages flous, une étude qui prône la restructuration du Sénat brésilien et des données alarmantes sur la déforestation de la forêt amazonienne ont constitué trois enjeux importants de l'actualité politique brésilienne des dernières semaines.
L'actualité politique brésilienne, toujours imprégnée des électionsprésidentielles de 2010, dont les différents enjeux commencent àémerger, a été balayée par les nouvelles selon lesquelles la possiblecandidate du PT, Dilma Roussef,serait atteinte d'un cancer. Depuis quelques semaines, le traitementest à l'origine d'un climat d'incertitude par rapport à ses activitésen tant que ministre. De plus, une résolution édictée par le Directoire National du PT ne l'a pas mentionnée en tant que candidate à la présidence pour lesélections de 2010 malgré les déclarations de Lula qui auparavantétaient très enthousiastes dans ce sens[1].Cependant, les leaders du PT affirment que la maladie de Madame Roussefne va pas altérer leur stratégie pour les élections : l'ancien maire de Recife João Paulo Lima e Silva a affirméqu'« elle est notre candidate et que nous avonspas besoin de le réaffirmer» [2]. La configuration des éléctions va probablement compter avec une alliance entre le PT et le PMDB,alliance qui serait « très prochainement » concrétisée d'après Lula.Malgré quelques divergences locales, où cette alliance ne sera pasprononcée dans des élections régionales, Lula prône le dialogue pourbâtir une coalition [3].
D'autre part, le PSDBn'a toujours pas annoncé son candidat. Le gouverneur du Minas Gerais,Aécio Neves, fait face au gouverneur de Sao Paulo, José Serra, danscette dispute pour la nomination du futur représentant du parti à la présidentielle. José Serra n'a pas participé au dernier événement du parti, où son adversaire a réalisé leséminaire « Le PSDB et les politiques sociales : passé, présent et futur », dans lequel le programme Bolsa Família a été notamment cité comme une continuation des politiques de l'ex-président tucano Fernando Henrique Cardoso [4]. Cependant, Aécio défend toujours la pratique d'élections internes auparti pour que le choix du candidat ne soit pas le fruit d'uneimposition, mais bien d'une discussion. Il s'agirait par ailleurs d'uneopportunité pour que les leaders du parti rencontrent les acteursrégionaux de tout le Brésil [5]. Le président du Tribunal Régional électoral de Rio de Janeiro, Alberto Motta Moraes, a affirmé que des mesures seraient prises pouréviter la propagande électorale irrégulière, surtout au sein desfavelas. L'année dernière des telles actions ont eu lieu pour encadrer les élections municipales. Le bilanavait été encourageant. Les mesures seront mises en pratique dès le 1erjanvier 2010, premier jour du calendrier électoral de cette année [6].
En outre, la Fondation Getúlio Vargasa présenté un plan de restructuration des charges du Sénat, qui apportenotamment des critiques à la structure actuelle de cette institutionqui serait gonflée, en proposant une réduction radicale du nombre de"directoires" et de fonctionnaires. Depuis 1995, pendant ladite '"ÈreAgaciel", ce nombre est passé de 23 à 181 [7].Afin d'éviter les critiques croissantes sur ce gonflement de la machinepublique, le président Lula a décidé de convoquer une réunion du ConseilPolitique de la Coalition, instance qui réunit tous les partis de labase gouvernementale, afin de présenter une bilan des investissementset des dépenses du gouvernement fédéral [8].
Enfin, un document de l'INCRA(Institut national de colonisation et de la réforme agraire) montreque la région formée par les états du nord, ainsi que le Mato Grosso etune partie du Maranhão comportent 60 zones qui concentrent à ellesseules la moitié de la déforestation dans la forêt amazonienne [9]. Ces données alarmantes sont un enjeu important sur lequel les partisne se sont pas encore exprimés en vue des élections de 2010.
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