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L'Amérique Latine est une région avec des taux de pauvreté élevés (36.5% de la population vivait en 2006 sous le seuil de pauvreté défini par la CEPALC) et reste la plus inégale au monde en termes d'une particulièrement mauvaise répartition des revenus. Outre les implications que cette situation a pour toute possibilité de consolidation de la démocratie (et donc aussi pour les dérives liées aux vieux ou nouveaux visages du populisme), se pose la question des choix économiques et des politiques publiques qu'implantent les gouvernements pour « s'occuper » des plus démunis. Dans ce contexte une attention privilégiée doit être portée non seulement sur des pratiques anciennes telles que le clientélisme dans les politiques sociales en vigueur, mais aussi sur la circulation de modèles de politiques ou de programmes où s'accumulent des effets d'imitation et d'influence entre les différents gouvernements de la région et divers acteurs tels que les organismes internationaux, divers centres de recherche (think tanks et universités, par exemple), les ONG, etc.
Au niveau sous-national, les programmes adoptés par les gouvernements municipaux ou des états sont aussi révélateurs des modes d'interaction entre citoyens pauvres et gouvernements élus. Il s'agit de plus d'un domaine qui change rapidement, notamment avec l'arrivée de gouvernements mettant en cause le modèle dit néolibéral mais qui ne parviennent pas toujours à remplacer les politiques sociales et les programmes de lutte contre la pauvreté hérités du passé.
Les politiques sociales sont donc au cœur de grands enjeux politiques, économiques et sociaux dans la région:
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