
Mon périple en Amérique du Sud est aujourd'hui achevé. J’ai désormais retrouvé mes chères terres bigourdanes, ce qui me 'tarbait' beaucoup en vérité… Après être resté au final, un peu plus de deux mois en Argentine et tout juste quelques jours de moins au Brésil, un mois révolu en Uruguay et au Chili, à peine plus de deux semaines malheureusement en Bolivie, mais trois au Pérou, et pas tout à fait quatre en Équateur, l’envie de retrouver mes racines me tiraillait. Néanmoins, il est évident que si l’aventure était à revivre, je la revivrai de la même manière, à savoir, malgré la solitude qui ronge souvent le voyageur, les imprévus qui émaillent nécessairement les périples de ce genre, et la crainte incessante de renoncer, par fatigue ou lassitude, avant d’en avoir terminé. Car, il est acquis que les mésaventures font partie de l’aventure. Or, bien heureusement, elles ne peuvent que rarement atteindre un degré d’infortunes tel, que ce dernier se verrait capable de convertir le bonheur de vivre un projet qui depuis toujours nous anime, en entreprise malheureuse. Je n’ai jamais été un expert en psychanalyse freudienne, mais je crois d’expérience que les beaux rêves ne deviennent jamais de vilains cauchemars. L’aventure rêvée en l’occurrence, a cela de profondément grisant qu’elle offre l’opportunité de se laisser aller à la rencontre, à la découverte, et à la joie de vivre des moments qui resteront des souvenirs impérissables. Jamais ainsi, je n’oublierai tous ces hommes et femmes rencontrés au fil de mes pérégrinations latino-américaines et avec lesquels j’aurai partagé une courte mais intense tranche de vie. De même, ma mémoire se montrera difficilement infidèle envers tous ces paysages formidables que j’ai eu la chance de traverser et devant lesquels je me suis souvent extasié. Au total, j’aurais pris quelques 6000 photos durant ce voyage. Cependant, la majorité d’entre-elles sont déjà gravées quelque part dans mon esprit, au milieu de ces photographies mentales du Pic du Midi, de nos belles Pyrénées, et du Haut Aragon voisin, celles qui m’auront aidé, ici dans l’hémisphère sud, à garder le nord et la tête sur les épaules. Peut-être tous ces magnifiques souvenirs nourriront-ils d’ailleurs, à leur tour, de nouvelles aventures rêvées ? Car, si l’appétit vient en mangeant, il faut reconnaître que le goût du voyage vient aussi en voyageant… De fait, je crains que ce projet en ait ouvert la porte à d’autres… Quoi qu’il en soit, avant de repartir pour mettre un jour le pied dans chaque pays du monde, comme je le rêve depuis que je sais balbutier mon prénom ou plus vraisemblablement, depuis que je fais la différence entre un joli globe lumineux et une vulgaire lampe de chevet, je me devais de présenter mes plus sincères gratifications à l’égard de toutes celles et ceux qui m’ont permis d’accomplir ce premier grand voyage tant désiré. Ces remerciements ont naturellement été quelque peu étoffés par rapport à ceux qui précédaient mon départ en octobre dernier… Ne vous en étonnez pas...







Robe rouge révolutionnaire,
arôme aigreur de crise,
arrière goût de dérégulation étatique et de concentration oligopolistique,
le vin de San Juan et Mendoza : un résumé de l’histoire économique et sociale argentine.











